Les élèves de Parissont-ils soumis à des taux élevés de pollutionatmosphérique ? C’est en tout cas les éléments qui ressortent d’ une étude effectuéeau mois de mai dans six établissements parisiens, soit environ 975 élèves, par France Nature Environnement, fédération de 3.500 associations spécialisées.
« Nous avons installé plusieurs tubes passifs et capteurs portatifs à l’intérieur des salles de classe et dans les cours de récréations de six écoles primaires et maternelles de Paris, détaille Charlotte Lepitre, responsable environnement à FNE. Nous avons pu obtenir des mesures indicatives ». Et elles sont inquiétantes.
Le taux de dioxyde d'azote, polluant majeur de l’atmosphère terrestre est par exemple décrit comme « exceptionnellement élevé » dans l’une des six écoles, toutes situées dans le centre de Paris. Il était en moyenne égal à 52 μg/m3 alors que le niveau d’alerte est situé à 40 μg/m3 par l’Organisme mondial de la santé (OMS). Trois autres établissements obtiennent également des résultats préoccupants alors que l’un d’entre eux se situe pourtant à proximité d’un parc.
Le nord-est de la capitale est le plus touché par cette pollution de l’air.
La solution est surtout entre les mains des pouvoirs publics, selon la fédération qui revendique près de 800.000 adhérents bénévoles en France. « Ne pas emmener les enfants en voiture est une piste mais il faut que les directeurs d’établissements demandent aux mairies de modifier la circulation aux abords des écoles pour les camions de livraison et augmentent le nombre de rues piétonnes près des établissements. »